La brique

> Présentation | Habitat & Humanisme | Cie Maramande | magazine Les Planches <
> Brancucci et Le Schindou | Cabaret Brassens | Jeux de Planches <
> Les artistes de La brique | Revue de Presse | Affiche de La Brique | Ventes aux enchères | Foire du Livre <

28e Foire du Livre de Saint-Louis

Quelques-uns des auteurs présents au stand de "La Brique"

 

Michel Gury, cofondateur du mouvement des jeunes, le « Groupe Bélier », qui lutta douze ans pour libérer le canton du Jura de la tutelle bernoise, dédicacera le récit de cette lutte exaltante : « Au cœur du Bélier, 1962-1974 », au stand des « Éditions La brique », à la Foire du Livre.

 

À proximité du Pays de Saint-Louis, à 40 km, il est une petite « République et canton » suisse libre, celle du Jura suisse. 70.000 Jurassiens francophones, libérés de la tutelle de Berne, ont une constitution, un parlement, un gouvernement, des ministres, bien à eux. Dans un territoire aux vastes espaces protégés (dont les Franches-Montagnes, à 1.000 mètres), les motards vivent un rêve (pas de feux rouges !), les scolaires et les chevaux sont au paradis ! Invité des « Éditions La brique » à la Foire du Livre de Saint-Louis, Michel Gury, auteur du livre : « Au cœur du Bélier, 1962-1974 », conte en détail l’histoire tumultueuse de la libération de ce petit canton de la tutelle bernoise.

Michel Gury, ce « Bélier » qui libéra le canton du Jura suisse…

Instituteur « élu à Vicques » (mais pas par les femmes, qui n’avaient pas le droit de vote, en 1960 !), d’une famille française de Montbéliard, passée par l’Alsace pour s’installer en Suisse, en 1873, né à Löwenburg, de père agriculteur séparatiste, Michel Gury, 73 ans, ancien responsable de l’information sur la Transjurane, député au Grand Conseil bernois, à la Constituante, puis au Parlement jurassien (1974-1982), catholique, membre du parti chrétien social indépendant (PCSI), pacifiste, non-violent, objecteur de conscience, fut un acteur majeur de la libération du Jura, officialisé par le plébiscite requis par Berne vaincu, le 23 juin 1974. Cofondateur, avec Marcel Brêchet, du célèbre et secret « Groupe Bélier », à 23 ans, qui proposa à la jeunesse jurassienne l’idéal exaltant de la liberté, après plus d’un siècle et demi d’injustice, d’humiliations, d’occupations militaires bernoises.

 

ROSE-MARIE PAGNARD dédicacera son dernier roman (parution en mars 2010) : « LE MOTIF DU RAMEAU et autres liens invisibles », aux éditions « Zoé » de Carouge-Genève. JOUR DE PRÉSENCE : SAMEDI 8 MAI

BIOGRAPHIE

Née en 1943, à Delémont (Jura suisse), Rose-Marie Pagnard vit aux Breuleux, dans les Franches Montagnes suisses, avec son époux, le célèbre peintre, sculpteur, graveur (Prix des plus beaux livres suisse, entre autres), René Myrha. Après l’École normale pour instituteurs, elle s’est consacrée au journalisme : chroniques littéraires à l’hebdomadaire « Coopération », articles dans la revue « Écriture », et à différents journaux, « Le Passe-Muraille », « Le Nouveau Quotidien », « Le Temps », « Via ». Elle est membre de la Société suisse des auteurs (Ads), de la commission intercantonale de Littérature Jura/Berne, et bénéficiaire de plusieurs bourses littéraires de « Pro Helvetia ». Elle publie ses récits et romans (une douzaine) aux « Éditions de l’Aire », du « Seuil », du « Rocher », à « Actes Sud », mêlant les tons et les registres, explorant les gammes de la poésie et du fantastique, de l’onirisme et de l’humour. Son œuvre tourne autour de trois thèmes majeurs : la constellation familiale et ses interactions complexes, l’art –musique, littérature, peinture- qui densifie le réel, en mettant l’imagination au service de la vie, les valeurs, porteuses de sens, et la capacité de donner et de se donner.

 

Avec son livre « J’ai mis du soleil dans mes combats », Yvette Petermann invite le lecteur à vivre ou à revivre la vie de l’agriculture. L’auteure nous livre son expérience dans un récit sur les paysans d’une rare justesse.
Une autobiographie racontée avec émotion et simplicité. La vie au fil des saisons. Les saisons dans la vie…

 

Connais-toi toi-même. La connaissance de soi de son milieu culturel, de ses origines, est facteur de progrès. Cette connaissance permet d’avancer sur le chemin conduisant à la sagesse, sans pour autant avoir la prétention d’arriver, un jour, au but. Paysans, artisans ou autres professions font l’objet de nombreux écrits scientifiques rédigés par des sociologues, ethnologues ou psychologues, spécialisés des sciences humaines. Je n’ai jamais été à l’aise avec ces écrits lorsqu’ils parlent du monde agricole. Leur rigueur scientifique rend leur perception du monde artificielle. Le scientifique observe et décrit son sujet en adoptant une posture extérieure dans un but d’objectivité. C’est sans doute cette posture étrangère au sujet décrit qui est à l’origine de mon malaise. Ces analyses sont comparables à la description d’un vin qui se ferait sans ouvrir la bouteille alors que l’essentiel est à l’intérieur.

Un monde à déguster

Yvette Petermann n’est ni sociologue, ni ethnologue, ni psychologue ; elle est paysanne. C’est ce qui lui permet d’ouvrir la bouteille et d’inviter le lecteur à la dégustation. Ouvrir son livre c’est prendre le risque de ne plus pouvoir le poser avant d’avoir terminé les 140 pages de son récit. J’ai aimé cette lecture parce qu’elle réveille les souvenirs d’enfances. La vie et l’ambiance familiale des fermes, des villages, de l’école. J’ai la conviction que pour ceux qui à un moment ou l’autre de leur vie ont vécu la paysannerie de l’intérieur, le livre d’Yvette Petermann par sa capacité à réveiller les souvenirs, permet au lecteur de faire quelques pas vers une meilleure connaissance de soi. Toute la richesse de cet ouvrage tient au fait qu’il est rédigé simultanément avec l’intelligence du cœur et de l’esprit.

© 2004-2017 - La brique - Réalisation/Webmaster: SC. Plan du site - Tous droits de reproduction réservés.

La brique